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 (Darance) - 2011 - The shoulder on which to rest

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Roulez jeunesse !
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MessageSujet: (Darance) - 2011 - The shoulder on which to rest    Mer 28 Fév - 21:53


The shoulder on which to rest
Garance & Danae
Quand tu ouvres la porte, la bouche s’ouvre et les yeux s’écarquillent. Elle refuse catégoriquement de voir ce qu’elle constate. Elle pourrait même refuser de le faire entrer. Elle était la personne qui s’occupait du dossier de signalement de ses enfants. C’était son travail de le mettre à la porte de ne pas faire dans le sentimentaliste. Mais elle ne pouvait pas la refermer cette porte. Son corps était figé. Juste une main pâle s’était mise sur sa bouche ouverte par la stupéfaction et par horreur. Comment pouvait-on faire ça à quelqu’un qu’on était censé aimer et chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare. Une chose était certaine pour la Wilkinson, il était clairement une victime, il était loin du barbare qu’on avait soupçonné au début du Dossier. Soudainement, Danae eut une vague de honte. Honte d’elle-même en particulier, comment avait-elle pu douter de lui.

Les mots, les regards, les gestes, rien n’était joué chez Garance. Tout était on ne peut plus vrai. Et elle avait douté quelque temps. Dieu qu’elle avait honte. Elle peine à prononcer un mot. Ce n’est qu’un râle qui sort de sa gorge. Elle aurait presque les larmes aux yeux. Au-delà du père aimant, il y avait l’homme gentil, aimable et poli. Il était là, à nu, parce qu’elle lui avait donné son numéro de téléphone, son adresse. Passez si vous avez besoin avait-elle dit un jour.

Aujourd’hui, il avait besoin d’elle sans aucun doute.

Fébrile, elle tremble sous la peine, la colère et la rage qui s’entremêle en elle. « Ne restez pas dehors ! » Dit-elle la voix serrée en attrapant un avant-bras. Sans doute avait-elle touché un bleu ou une blessure. Mais Danae se met sur le côté, le fait rentré avant de refermer derrière eux. Elle ne peut s’empêcher de le scruter du regard. Son allure, les blessures. Quand elle demande avec les secondes muettes qui allongent le silence. « Vous avez été voir un médecin ? » Elle connaissait déjà la réponse Danae. C’était non. Il avait dû venir la voir en priorité, parce qu’il avait besoin d’un peu d’empathie, un peu de réconfort de la part d’une amie. Au-delà de l’assistante sociale, elle était devenue l’amie. Et ça lui faisait plaisir autant que cela lui faisait peur. Elle tente de s’approcher doucement, la voix qui tente de cacher sa colère. « Venez, je dois avoir de la glace pour faire dégonfler. » Par endroits, il était difforme à cause des coups. Par endroits, il était atteint physiquement, mais mentalement, elle n’osait pas y penser. Elle ne voyait que midi à sa porte, elle n’avait pas été battue. Jamais. Elle avait choisi de combattre ce genre de chose. Et les voir était parfois complexe. Surtout quand la violence touchait une personne proche.

Proche ? Le mot raisonna dans sa tête un instant. Depuis quand était-il passé dans cette catégorie des personnes proches pour le coup ? Elle a une petite moue mélangée à un mince sourire. Dans le fond être proche de quelqu’un ce n’était pas péjoratif, elle pouvait être utile. S’il était là, c’est qu’il avait confiance en elle, qu’il avait besoin d’elle. Pourquoi elle plus tôt qu’une autre. Danae l’ignorait et elle préférait l’ignorer. Elle avait déjà vécu des choses et refusait de mélanger le travail et la vie personnelle. Cependant, elle faisait entorse à cette règle, dès lors qu’elle avait donné son adresse, son portable perso… Elle tire une chaise de sa table de cuisine. « Posez-vous là. » Dit-elle, lui tournant le dos un instant, cherchant une trousse de soins dans un placard. Il y avait peut-être des plaies à désinfecter. Ou des choses plus graves. Cependant, quand Danae repose son regard dans le sien, la première fois depuis quelques minutes, elle y constate la détresse et la peine. Pourquoi était-il venu ce soir, pourquoi ici ? Et sa salope de femme savait-elle où il était ? Avec qui il était ? Était-elle simplement en sécurité à cette heure ?

Elle s’assoit à ses côtés, posant la boite blanche à côté d’eux. Cherchant une main à serrer. Il était là, mais ailleurs également. « Garance. » Tente-t-elle d’appeler pour le capter un peu plus. « Que vous a-t-elle fait ? » Elle n’osait pas encore le tu, elle le redoutait comme une ultime barrière à sa vie privée. Elle avait peur d’y faire entrer des gens. Pas lui bien sûr, mais les autres. Surtout cette femme violente. Elle avait peur qu’elle cause des soucis à Gawain ou Eileen, ils avaient déjà perdu leur mère il y a à peine trois ans. Il était hors de question qu’on touche à un cheveu des enfants de son frère. Et Sheaps, aussi touchant et attendrissant soit-il, pouvait apporter avec lui ce danger. Elle avait peur pour lui, mais pour les autres proches d’elle. Elle ? Danae ne s’en faisait pas, elle en avait mené des croisades depuis 2008, une de plus une de moins. Elle ne craignait plus les menaces de mort ou les appels au suicide. Mais là, elle voyait la violence et ça lui retournait l’estomac. C’était la première fois, et elle s’en souviendrait toute sa vie. Pourtant, elle est trop bonne Danae, bien trop. « J’ai de la place ici, prenez vos enfants, on se serrera, mais… » Sa voix se perd dans les aigus d’une explication sans queue ni tête. Lui proposer le gite, le couvert et d’être logé et blanchi ? C’était contre les règles du bureau, elle pourrait perdre son travail. Les deux le savaient, ou s’en doutaient largement.

Elle serre la main qu’elle a trouvée.

Elle tente d’avoir l’air décidé, elle tente de vouloir le convaincre. « Garance, elle va vous tuer. Plus le temps passe et elle devient dangereuse. Vous vous êtes vu ? Combien de temps reste-t-il avant que je ne lise un article pour triples homicides dans le New York Time ? » Elle était crue, mais il devait réagir, elle se devait de le faire réagir. Parce que… C’était un proche.
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